Ouverture du sentier de la chapelle Sant'Andria

Chapelle Sant'Andria

 

Chjassu Sant’Andria

Départ du sentier, en haut du village de Biguglia, au lavoir prendre le sentier avec roche affleurant; environ 1h de marche.

Le sentier borde plusieurs terrasses  représentant un vide d'un  à deux mètres; il faut faire attention avec les enfants.

C’est un sentier de moyenne montagne dont une partie est dans le maquis, et traverse deux petits cours d'eau! (attention à la boue/rochers glissants... )

La chapelle Sant’Andrea située sur un col, dominant toute la plaine et l’étang de Biguglia.
Aujourd’hui en ruine, seul élément bien conservé : l’abside haute et étroite, dont les murs sont composés de dalles en calcaire aux grains serrés, de tailles moyennes et méticuleusement agencées

L’abside est ornée d’une corniche moulurée courant sous la toiture et d’un jeu d’arcatures reposant sur des modillons dont certains sont décorés : motif à crochets, tête humaine, lignes parallèles ou en V.

A l’intérieur de l’arc des arcatures, sont disposés des ronds décorés d’un motif en relief : croix dans un cercle, spirale et une tête gravée. Cette petite tête est curieuse car le matériau et la gravure se différencient des autres motifs. Une comparaison avec Santo Pietro di Tenda vient à l’esprit : une tête similaire se retrouve dans l’arcature du fronton occidental. 

Au centre de l’abside, une petite fenêtre meurtrière éclaire le chœur. A l’extérieur, cette fenêtre repose sur une dalle monolithe joliment moulurée et est surmontée d’une archivolte échancrée en arc brisé souligné par un triple redan. A l’intérieur, elle est surmontée simplement d’une archivolte échancrée également en arc brisé. 

 La voûte, composée de petites pierres, est encadrée d’un arc triomphal composé de claveaux étroits très réguliers. L’autel, surélevé de deux marches, se trouvait au centre du chœur.

Le soin de la construction se retrouve sur l’ensemble de l’édifice malgré son état fragmentaire : un bandeau mouluré court à la base de tout l’édifice et les pierres soit en place, soit éparpillées au sol, témoignent d’une taille très régulière. Ces dalles de parement contrastent avec le noyau des murs constitué de moellons non taillés noyés dans du mortier.

L’édifice, de nef unique était assez étroit (10,30 m x 3,75 m) et doté de deux portes, l’une au sud, l’autre à l’ouest, dont les seuils et les piédroits sont encore en place. Les tympans nus gisent, tous les deux, sur le sol ainsi qu’une archivolte échancrée en arc brisé devant appartenir à une petite fenêtre latérale. D’autres blocs, les uns bien rangés à l’intérieur, les autres éparpillés autour de l’édifice, attendent d’être éventuellement remontés.

Le décor de l’abside appelle des comparaisons avec San Sarsorio (Suerta) et Santa Margarita (Sorio), réalisations peut-être copiées de San Pietro (Santo Pietro di Tenda) ou de Santa Maria de Canari. Toutes datent du début du 13e siècle.

La chapelle est mentionnée dans un cartulaire de l’abbaye de la Gorgone en 1260 et, en 1646 selon le rapport de Mgr Marliani, elle avait été remplacée par une nouvelle église dans le village.

Source : http://corse-romane.eu/biguglia-andrea/